J'ai essayé aujourd'hui, en le regardant, de le voir comme avant, avec mes yeux d'avant. Son regard m'attendrissait, il est toujours là, je le vois, mais tranquillement, calmement, la seule chose qui m'attendrit maintenant c'est de me souvenir que ca m'attendrissait, mais son regard, lui, ne m'attendrit plus. Il est loin tout à coup. Mr x, je crois, ne sait pas pour le vide en moi. Peut-être qu'il le sent. Le problème dans ce genre d'histoire Amical entre Fille & Garcon, c'est la rééducation. C'est réapprendre à vivre, à rire, à confié, réapprendre à tout, comme une grande brulée, ou une paralysée. Mais petit à petit, ça devient comme une douleur séchée, des plaques de chagrin sclérosé, un grand soupir assourdi, et le regret, juste, de toutes les jolies choses qu'il nous restait à faire et qu'on ne fera plus. Attention, faut pas être triste non plus. Si je pleure, je tombe. On ne peut pas tomber un peu, quand je tombe c'est toujours de haut. Et j'en ai marre en même temps de faire attention. Je ne vais pas me réincarner pour autant, ni me glisser dans l'âme d'une autre, ils sont là ces mots de toute façon, ils sont dans ma tête, dans ma gorge. J'ai honte, et j'ai honte d'avoir honte. J'ai honte de les penser, les mots, et encore plus honte de ne pas pouvoir les dire. J'en ai marre de ce froid en moi. Marre de ne plus jamais avoir chaud. Marre de pas pouvoir oublier une amitiée qui étais sencer etre une amitiée comme une autre. C'est le silence. Ils ont raison les amis, faut vivre. Faut arrêter d'avoir peur d'être oublié. Et puis la tristesse au fond, elle passe elle aussi. Et en plus de sa, au fond tout va bien, car Jessy est la, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs d'amitiée qu'on oublie pour moins souffrir.
Je te laisse maintenant. J'ai déja tout pleurer.